Ring Road en Islande en une semaine : l'itinéraire jour par jour pour vivre un road trip de légende
Il y a des routes qui ne ressemblent à rien d'autre. La Route 1 islandaise — le Ring Road — boucle sur 1 340 kilomètres autour d'une île posée sur le cercle polaire, où les cascades tombent en rideau sur des falaises de basalte, où les glaciers descendent jusqu'à la mer et où des plages entièrement noires défient toutes vos cartes postales mentales. En sept jours bien rythmés, vous pouvez en saisir l'essentiel : pas à la va-vite, mais suffisamment pour que chaque paysage s'imprime durablement.
Cet itinéraire s'adresse à vous si vous conduisez pour la première fois en Islande, si vous avez une semaine de congés bien comptée et si vous voulez alterner grands sites incontournables et découvertes plus discrètes. Prévoyez de la flexibilité : la météo islandaise est le seul chef d'orchestre qui commande vraiment, et savoir s'arrêter au bord de la route devant un arc-en-ciel inattendu est, ici, une compétence de voyage à part entière.
À retenir
- Sept jours permettent de couvrir les points forts du Ring Road à un rythme agréable : côte sud, glaciers, fjords de l'Est, Mývatn et retour via l'ouest.
- La Diamond Beach et Jökulsárlón sont les moments visuellement les plus forts — prévoyez d'y arriver en lumière dorée (tôt le matin ou en soirée).
- Consultez road.is chaque matin : les conditions changent vite et certaines routes peuvent fermer en quelques heures.
- Budget indicatif : 1 800–3 000 € par personne pour 7 jours, hors vols — l'Islande est onéreuse mais l'investissement se justifie.
- Juin–août pour la lumière et l'accès facile ; septembre–octobre pour les aurores et moins de touristes.
- Réservez voitures et hébergements plusieurs mois à l'avance en haute saison — les guesthouses de la côte sud affichent complet très tôt.
Quand partir : la meilleure période pour le Ring Road
La fenêtre idéale se situe entre juin et août. Les jours sont interminables — parfois 22 heures de clarté — les routes secondaires sont praticables, les chutes d'eau gonflées par la fonte des neiges et la plupart des hébergements ouverts. C'est aussi la haute saison : attendez-vous à des prix plus élevés et à des parkings bondés aux sites phares. Réservez gîtes et voitures plusieurs mois à l'avance.
Si vous rêvez d'aurores boréales, partez entre mi-septembre et mars. Les nuits suffisamment sombres reviennent dès fin août, mais les conditions routières se corsent rapidement en octobre-novembre avec les premières neiges. Le Ring Road principal reste ouvert toute l'année, mais des tronçons peuvent fermer temporairement. Vérifiez impérativement road.is avant chaque départ matinal — c'est le site officiel islandais des conditions routières, et il devient votre meilleur ami.
Le mois de mai et celui de septembre sont de bons compromis : moins de touristes, lumière rasante dorée en soirée, prix intermédiaires. En septembre, les aurores commencent à pointer sans que l'hiver soit encore brutal.
- Juin–août : lumière quasi permanente, routes toutes ouvertes, haute saison tarifaire
- Septembre–octobre : aurores possibles, lumières d'automne sublimes, nuits qui rallongent
- Novembre–mars : aurores boréales maximales, routes pouvant fermer, 4x4 souvent obligatoire
- road.is : à consulter chaque matin avant de reprendre le volant
Jour 1 — Reykjavík et la péninsule de Reykjanes
Atterrissez à Keflavík, récupérez votre voiture de location et résistez à l'envie de foncer. La péninsule de Reykjanes, toute proche, est un terrain volcanique brut que beaucoup de voyageurs survolent à tort. La fissure de Reykjanesviti, les sources géothermiques fumantes du coin et les falaises de Krísuvík valent l'arrêt. En soirée, rejoignez Reykjavík pour dîner dans le quartier de Laugavegur — un bol de soupe de homard dans un petit bistrot local, c'est le repas d'accueil parfait.
Budget logement indicatif à Reykjavík : comptez entre 100 et 200 € la nuit pour un hôtel confortable en haute saison, moins en auberge ou guesthouse. La capitale est chère, mais l'ambiance est unique.
Jour 2 — Le Cercle d'Or avant de filer vers le Sud
Partez tôt pour devancer les cars de touristes. Le Cercle d'Or réunit trois sites majeurs : Þingvellir (la faille entre les plaques eurasiatique et américaine, inscrite à l'UNESCO), le geyser Strokkur qui jaillit toutes les cinq à dix minutes, et les chutes de Gullfoss dont le grondement se ressent dans la poitrine. C'est classique, mais c'est classique pour de bonnes raisons.
L'après-midi, prenez la direction de la côte sud. Faites un crochet par les petites cascades de Faxi, moins fréquentées, et installez-vous pour la nuit du côté de Selfoss ou Hvolsvöllur. Les guesthouses de la région offrent souvent un excellent rapport qualité-prix, entre 80 et 150 € la chambre double — fourchette indicative à confirmer selon la saison.
- Þingvellir : arrivez avant 9h pour profiter du calme
- Strokkur : il jaillit souvent en série — restez quelques minutes
- Gullfoss : les spray peuvent tremper vos vêtements, une veste imperméable est indispensable
Jour 3 — Seljalandsfoss, Skógafoss et Reynisfjara
C'est le jour des cascades et de la côte noire. Seljalandsfoss d'abord : vous pouvez passer derrière le rideau d'eau, une expérience sensorielle à nulle autre pareille — mais attendez-vous à être trempé. Juste à côté, Gljúfrabúi se cache dans une grotte et récompense les curieux qui s'y aventurent les pieds dans l'eau.
Skógafoss est ensuite inévitable : 60 mètres de hauteur, une puissance brute, et si la lumière s'y prête, un double arc-en-ciel dans les embruns. Remontez quelques centaines de mètres sur le sentier côtier qui commence ici pour avoir Skógafoss à vos pieds.
L'après-midi, la plage de Reynisfjara, près de Vík, impose le respect : sable d'un noir absolu, colonnes de basalte hexagonal (les Reynisdrangar), et des vagues traîtresses qui peuvent surgir sans prévenir. Ne tournez jamais le dos à l'océan ici — ce n'est pas une formule, c'est une règle de survie. Dormez à Vík.
Jour 4 — Skaftafell, Jökulsárlón et la Diamond Beach
Le tronçon d'aujourd'hui est le plus visuellement saisissant du Ring Road. En quittant Vík, vous longez des étendues de lave couvertes de mousse, des plans d'eau noire et les langues glaciaires du Vatnajökull qui dévalent jusqu'à la plaine. Arrêtez-vous au parc national de Skaftafell pour une randonnée d'une à deux heures jusqu'à Svartifoss — une cascade encadrée de colonnes de basalte sombres, d'une élégance presque architecturale.
Puis vient Jökulsárlón. Le lac glaciaire s'étend au pied du plus grand glacier d'Europe, et des icebergs bleus et blancs dérivent lentement vers la mer. Une balade en bateau amphibie ou en zodiac (à réserver à l'avance en été) vous approche des icebergs à quelques mètres. La lumière du soir — surtout en juin ou septembre — y est absolument irréelle.
À quelques centaines de mètres, la Diamond Beach. Les blocs de glace translucides, éjectés dans l'Atlantique, reviennent s'échouer sur la plage de sable noir. Rester là une heure à les observer changer de couleur avec la lumière est l'un de ces moments que vous ne pourrez pas vraiment décrire à votre retour. Logez à Höfn, le soir, et commandez du homard local — la ville en est réputée.
- Jökulsárlón : les excursions en bateau se réservent bien à l'avance en haute saison
- Diamond Beach : mieux au lever ou coucher du soleil pour la lumière rasante sur les icebergs
- Ne montez jamais sur un iceberg échoué — ils peuvent basculer sans prévenir
Jour 5 — Les Fjords de l'Est et les routes panoramiques
La Route 1 plonge dans les fjords de l'Est — Austurland. Les virages en lacets révèlent des bras de mer encaissés entre des montagnes abruptes, des villages de pêcheurs endormis et une palette de verts et de gris que vous n'avez vue nulle part ailleurs. Egilsstaðir est le hub de la région ; si vous avez le temps, faites le détour par Seyðisfjörður, un village de charme au fond d'un fjord, réputé pour ses maisons colorées et sa communauté artistique.
Cette journée est moins spectaculaire que les précédentes sur le plan des « grands sites », mais c'est souvent celle dont les voyageurs se souviennent le mieux : la route comme fin en soi, presque personne, et ce sentiment rare d'être vraiment loin de tout.
Jour 6 — Mývatn, le volcanisme en direct
Le lac de Mývatn et ses environs constituent l'un des paysages les plus étranges de la planète. Pseudo-cratères de Skútustaðagígar, champs de lave torturée de Dimmuborgir (les « châteaux noirs »), caldeira de Krafla, solfatares bouillonnantes de Námaskarð où la terre fume et crache des geysers de boue — c'est un terrain de jeu pour géologues et voyageurs curieux à parts égales.
Le Blue Lagoon du nord — la piscine géothermique de Mývatn Nature Baths — offre un bain en plein air dans une eau à 38-40 °C, avec vue sur des collines de lave. À réserver à l'avance ; les prix sont nettement inférieurs à ceux du Blue Lagoon de Reykjanes, et l'ambiance bien moins touristique.
Dormez à Akureyri, la « capitale du Nord », une ville à taille humaine particulièrement charmante avec son église dominant la baie.
Jour 7 — La péninsule de Snæfellsnes (option) ou retour via l'intérieur
Dernière journée : deux options selon votre énergie et votre point de départ réel. Si vous êtes en mode « encore un peu de sauvage », prenez la route vers la péninsule de Snæfellsnes — le glacier-volcan du Snæfellsjökull, rendu célèbre par Jules Verne, mérite amplement un détour. Mais comptez une nuit supplémentaire sur place pour en profiter vraiment.
Si vous bouclez strictement en sept jours, redescendez vers Reykjavík par la côte ouest. L'Hvalfjörður (fjord des baleines) et les falaises de Borgarnes rythment agréablement les derniers kilomètres. Arrivez à Reykjavík en début de soirée, laissez la voiture à Keflavík le lendemain matin.
Budget indicatif pour une semaine sur le Ring Road
L'Islande est l'une des destinations les plus onéreuses d'Europe. Pour vous orienter, voici des ordres de grandeur indicatifs (vérifiez les tarifs actuels avant de partir, ils évoluent chaque saison) : la location d'une voiture compacte ou d'un SUV tourne autour de 600–1 200 € la semaine selon la saison et les options d'assurance — les routes F non asphaltées nécessitent un 4x4. Comptez 60–120 € par personne et par nuit pour un hébergement correct (guesthouses incluses), davantage pour les hôtels. L'essence est significativement plus chère qu'en Europe continentale ; les pleins s'accumulent vite sur 1 300 km. Prévoyez 40–70 € par personne et par jour pour manger (supermarchés + un repas chaud le soir). Au total, un budget de 1 800–3 000 € par personne pour sept jours est une fourchette réaliste — à ajuster selon vos standards.
- Location voiture : 600–1 200 € la semaine (indicatif, assurances variables)
- Hébergement : 60–120 € par nuit pour une chambre double en guesthouse
- Repas : 40–70 € par personne et par jour (combo supermarché + resto)
- Activités payantes : excursion glacier, bateau Jökulsárlón, bains géothermiques — prévoir 150–300 € en extra
- Budget total indicatif : 1 800–3 000 € par personne pour 7 jours
Précautions routières et météo : ce que personne ne vous dit
Conduire en Islande est magnifique et potentiellement dangereux si vous n'anticipez pas. Les vents peuvent être violents au point de déporter un SUV sur certains tronçons exposés — ralentissez, surtout dans les zones de sable noir où des rafales peuvent projeter des graviers sur la carrosserie (assurez-vous que votre assurance couvre les dommages sableux et éoliens, ce n'est pas automatique). Les routes F — indiquées par la lettre F avant le numéro — sont interdites aux véhicules 2 roues motrices et légalement non couvertes par les assurances standard.
Les moutons islandais ont un droit de passage absolu et surgissent de nulle part. Les panneaux de présence de moutons ne sont pas décoratifs. En hiver, les routes peuvent se fermer du jour au lendemain ; consultez road.is et safetravel.is chaque matin. Chargez votre téléphone la nuit — les zones sans signal existent encore, mais les applications de météo et de navigation sont vos outils de base.
Dernière règle d'or : jamais de conduite hors route. C'est illégal, ça détruit une végétation qui met des décennies à repousser, et l'amende est salée. Les mousse et lichens islandais sont d'une fragilité qui force le respect.
Préparez votre Ring Road avec HolyXplor
Un itinéraire comme celui-ci demande de l'organisation : où dormir entre Vík et Höfn quand les hébergements sont rares ? Comment ajuster le programme si un tronçon ferme à cause du vent ? C'est exactement pour ça qu'existe HolyXplor. Décrivez votre voyage en quelques mots — « Ring Road en 7 jours, couple, budget intermédiaire, passion randonnée et aurores » — et l'outil génère un plan jour par jour affiché sur un globe 3D interactif, avec activités, timings et estimations budgétaires. La version gratuite vous permet de démarrer immédiatement. Si vous planifiez ce trip à plusieurs, la fonction vote de groupe évite les interminables discussions de groupe WhatsApp. Laissez l'IA gérer la logistique ; vous, concentrez-vous sur l'émerveillement.
Créez votre itinéraire de voyage en 30 secondes
Décris ton envie de voyage, HolyXplor construit un itinéraire jour par jour sur un globe interactif : villes, activités, budget et bons plans. Gratuit pour commencer.
Créer mon itinéraire gratuitQuestions fréquentes
Peut-on faire le Ring Road en 7 jours sans se sentir pressé ?
Oui, à condition de ne pas vouloir tout voir. Sept jours permettent de couvrir les points forts du Ring Road à un rythme agréable si vous évitez les détours trop longs. L'astuce : choisissez deux ou trois sites prioritaires par journée plutôt que de courir après chaque panneau de direction. La Ring Road mesure environ 1 340 km — raisonnable en une semaine si vous roulez 3 à 5 heures par jour maximum.
Faut-il un 4x4 pour faire le Ring Road ?
Non, pas pour le Ring Road principal (Route 1), qui est une route goudronnée. Un véhicule 2 roues motrices compact suffit en été. En hiver ou si vous souhaitez emprunter des routes F vers l'intérieur des terres, un 4x4 devient indispensable — et votre assurance doit le couvrir explicitement.
Quelle est la meilleure période pour voir des aurores boréales sur le Ring Road ?
De mi-septembre à fin mars, lorsque les nuits sont suffisamment sombres. Les mois de septembre-octobre et de février-mars combinent à la fois des aurores actives et des conditions de conduite encore relativement gérables. Vérifiez les prévisions d'aurores sur vedur.is — le site météo officiel islandais publie un indice d'activité quotidien.
Diamond Beach est-elle ouverte toute l'année ?
Oui, l'accès à la Diamond Beach est libre et gratuit toute l'année. Les icebergs sont présents en permanence, mais leur taille et leur nombre varient selon la saison. La lumière rasante de l'automne et les longues heures dorées de l'été en font les meilleurs moments pour la photographie.
Faut-il un visa pour l'Islande ?
L'Islande fait partie de l'espace Schengen. Les citoyens français, suisses et belges peuvent y entrer librement avec une carte d'identité ou un passeport valide, sans visa. Pour les autres nationalités, vérifiez les conditions auprès de l'ambassade islandaise ou sur le site officiel du gouvernement islandais avant de partir.
Informations fournies à titre indicatif (données publiques + IA). Vérifie toujours horaires, prix et formalités auprès des sources officielles avant de partir.